Rituel d'accouplement dans les tribus des montagnes
RITUEL D’ACCOUPLEMENT DANS LES TRIBUS DES MONTAGNES
Emission spéciale d’Ushuaia, par Nicolas Culot
(Mariage de Caroline – août 2006)
L’émission de ce soir portera sur un rituel d’accouplement dans des tribus d’hominidés de la région des grands lacs, dans les brumes des montagnes qui s’étendent sur trois frontières, la Suisse, le Congo et la Bolivie.
Le rituel s’effectue en saison des pluies, dans un lieu appelé très justement « la Rivière-Averse » ou encore le « Petit Morveux » à cause des rhumes qu’on y attrape.
C’est à cet endroit que les deux clans, menés chacun par un mâle dominant, se retrouvent autour du jeune mâle et de la jeune femelle, objet du rituel.
Les communautés se jaugent du regard, les deux mâles dominants – deux dos argentés – savent qu’ils auront à s’affronter à la fin du rituel.
L’un est plutôt Grand, marquant son territoire à chaque coin par des paires de ballons très subjectives et l’autre est plutôt Cattenoz, arborant des couleurs agressives pour montrer sa puissance.
Enfin, la petite femelle, qui a l’air de diriger les opérations, sous le regard approbateur du Grand mâle, donne le signal du départ.
La troupe s’ébranle sous la pluie (c’est un peu comme s’ébranler sous la douche mais en plus agréable). Une statue représentant la déesse de la fécondité ferme la marche.
Le rituel commence par des conseils prodigués par une femelle expérimentée expliquant au jeune mâle et à la jeune femelle qu’ils doivent absolument faire des enfants.
On peut remarquer le père de la jeune femelle qui pense déjà à la fin du rituel et qui protège ses génitoires de ses deux mains.
Puis les communautés se déplacent vers la grotte sacrée.
Un vieux druide, tout habillé de blanc, surgit de nulle part en VTT ! Il brandit une roue de secours symbolique …
Le jeune mâle déclame des invocations et prévient l’assemblée : pendant les chants la moindre fausse note aura une mauvaise note ! Il rappelle que c’est un rituel d’accouplement entre deux jeunes de deux familles, que le but est d’avoir une portée et d’éviter toute partition. Et que SI l’on en doute, il nous prouvera LA, dans un BECARD de conduite, qu’il la tournera sur le DO et la prendra en plein UT à même le SOL.
Le vieux druide leur prédit qu’ils seront invités par un Parisien qui leur lavera les pieds (car à Paris aussi, nous sommes très accueillants).
Soudain, un cri déchire le silence !
C’est la mère du jeune mâle, tout le monde se fige …. Mais non ce n’est pas un cri, c’est un chant qui appelle la pluie : un chant « met l’eau Dieu » !
Ensuite apparaît un musicien venu du fin fond de l’Inde, voyageant en sandales depuis les rives du Gange ; il est vêtu d’un accoutrement traditionnel tissé à la main : c’est le Mahat-math !
Il entame une mélopée envoûtante : certains ont peur d’une interro … mais ce n’est qu’une composition. Il en joue l’intégrale, sans dériver…
Ce barde n’est pas seul, il est accompagné d’un couple étrange : un mâle hirsute à l’instrument démesuré et une jeune femelle, un peu timide, qui choisit des instruments tout petits, touchés délicatement, qu’elle embouche sur le côté … il faudra lui expliquer que ce n’est pas comme cela qu’on pratique efficacement !
Deux sorcières sont venues s’emballer, reconnaissables à leurs chapeaux.
Elles se chamaillent en chantant :
« Arrête ! » dit l’une « tu chantes comme un détracteur ! »
« Quoi ? » répond l’autre « t’as vu Harry Potter ? »
À la fin des chants, le vieux druide offre au jeune couple les instruments sacrés du rituel d’accouplement : un pot de lubrifiant et le Kama-Sutra.
En sortant de la grotte sacrée, le sorcier de la fertilité, couvert de plumes entame la danse de la pluie entouré de deux vierges, ses Claudettes à Oreilles Noires, tenant à bout de bras un chapelet de bretzels en guise de haie d’honneur, telles des danseuses Bretzeliennes, incitant le mâle reproducteur à bien manger pour assurer la meilleure prestation et conseillant à la jeune femelle de préparer des plats régionaux et aphrodisiaques comme : la tarti-sexe ou la fondue savoy-hard.
Pendant ce temps, le public encourage la jeune femelle en lui lançant de la nourriture, du riz, mais … elle bulle toujours !
On entend des cris : vas-y Morzine ! Mais elle Avoriaz savoir, laissant sa Mer de Glace … Nourris-le ! Ne le laisse pas les Joux Plane !
La jeune femelle s’inquiète : pourvu qu’il n’ait pas le Sixt en Fer À Cheval !!... et ses fantasme en cascade la font Rouget…
Sur ce, les deux clans suivis des espèces indigènes se ruent vers un temple dédié à la boisson et à la nourriture.
Un crocodile est même sacrifié pour l’occasion !
Parmi la foule, les élus en nombre plus réduit, se retrouvent un peu plus tard dans un lieu de libations et de dépravations sans limites où les participants s’adonnent à tous les plaisirs, entrecoupés de danses lascives et excitantes tentées orienter le jeune couple vers leur rituel d’accouplement final.
Puis vint le moment tant attendu : l’affrontement symbolique des deux mâles dominants …leur puissance s’oppose brutalement, leurs poitrines s’entrechoquent !
Et le rituel explose en apothéose lorsqu’ils frottent l’un sur l’autre leur appendice caudal antérieur, gonflant d’un flux de sang rageur les cavités du tissus spongieux jusqu’à le transformer en arme contondante !
Enfin, l’un des deux n’y tenant plus, il arrache les boutons de la parure de l’autre et caresse ses pectoraux gonflés d’orgueil, acceptant par là qu’il accepte la jeune femelle comme reproductrice de son jeune mâle.
Ainsi s’achève ce rituel d’accouplement, en tout cas pour ce qui en est visible !