Fallait pas l’embaucher !

Publié le par JMM blagblog

Fallait pas l’embaucher !

Départ en retraite de Michel MULLER

3 janvier 2007

 

Fallait pas l’embaucher ! C’est vrai ! Mais comme je suis coupable de cette erreur, je vais essayer de me justifier en vous brossant une biographie rapide du personnage Michel Muller. Les anecdotes et les informations que je vais vous dévoiler sont toutes vraies, …, sauf celles que j’ai dû inventer. Attendez-vous donc à un démenti officiel qui devrait paraître avant la fin de la semaine.

 

Michel Muller est né quelques jours à peine après la fin de la guerre, la deuxième guerre mondiale bien entendu ! Déjà très courageux et hostile à toute forme de conflit (sauf le conflit de canard), il a attendu la cessation des hostilités pour montrer le bout de sa barbiche. Car Michel Muller est né avec sa barbiche,…, ainsi qu’avec ses oreilles pointues, ses sourcils broussailleux, deux incisives proéminentes et ce petit air pervers qui a fait fuir la plus grande partie de nos stagiaires féminines.

 

A ce sujet, lorsque l’on songe aux qualités de Michel Muller, on pense d’abord à sa misogynie légendaire.

Légendaire, oui, car Michel n’est pas misogyne ! Michel connaît bien les femmes, c’est tout !

Par exemple, c’est Michel Muller qui nous a dit : « l’hystérie est une maladie essentiellement masculine, chez la femme, c’est un état normal ! »… ou encore « Ne soyez pas méchants avec les femmes, la nature s’en charge au fur et à mesure que le temps passe … »

 

D’où vient cette connaissance profonde des femmes ?

Son père, cinéaste, étant souvent absent, le petit Michel a été élevé dans un milieu uniquement féminin : sa mère, sa grand-mère, sa tante, sa sœur le bichonnaient comme une poupée, je vous laisse imaginer la scène …

Plus tard, Papa Muller a tourné les premiers films coquins en couleur et le jeune Michel allait très souvent voir son père travailler. Il proposait déjà toutes sortes de petits services aux actrices qui le considéraient comme leur mascotte, je ne vous laisse pas imaginer la scène …

A l’école, seules deux matières l’intéressent : Math et Dessin !

 

Comme son intérêt pour les jeunes hétaïres prenait des proportions de plus en plus visibles, ses parents ont dû l’éloigner et le petit Michel a continué ses études dans un internat religieux.

C’est sur les genoux d’un maître vénéré qu’il a découvert la sève de la transmission du savoir jaillissant de l’arbre de la connaissance !

Comme une illumination, un rêve s’impose : lui aussi veut se faire Maître !

Faire l’Ecole Normale et en sortir Enseignant !

Mais la vie en décide autrement et le jeune Michel Muller opte pour des études techniques parachevées pendant la révolution sexuelle de 1968.

Il reçoit un diplôme d’ingénieur en 69.

 

Des fleurs dans la barbiche et dans ses cheveux longs teints au henné, de Woodstock à l’île de Wight, il parcourt les hauts lieux hippies en compagnie de Mamie Nova et de Maïté qui lui donneront le goût de la bonne cuisine et aussi de la Mère Denis qui l’introduira auprès de fabricants de lave-linge, Philips et Lincoln où il exercera ses premiers pas professionnels dans leurs laboratoires d’essai. Il y est chargé notamment de tester les réactions des ménagères de moins de 50 ans sur leurs machines à laver.

 

En 1974, le grand sud l’appelle, Michel part alors pour l’Algérie, à Blida, où il est formateur en électrotechnique pour la Sonatrach. La djellaba lui sied à merveille, sa séduction naturelle opère sur les odalisques indigènes un charme envoûtant, il met le souk dans les familles et  le « profisor Miller » – comme on l’appelle là-bas -  est donc obligé de revenir en France, fissa !

 

Et là, son rêve d’enfant se concrétise : il est professeur d’électrotechnique pour l’Education Nationale à St Ouen l’Aumône. Il peut donc se reposer quelques années.

 

Cependant il fait froid dans les couloirs lugubres du lycée d’Epluche… et les palmiers lui manquent …et aussi les peaux brunes et dorées des beautés exotiques, dociles et lascives qui se ….

Bref ! : Michel Muller décide de partir pour Madagascar.

Dans le cadre de la coopération, il est professeur au lycée technique de Tamatave où il teste sur une population des plus machistes ses histoires drôles sur les femmes qui feront plus tard sa gloire !

Le boubou lui sied à merveille, sa séduction naturelle opère sur les odalisques indigènes un charme envoûtant, il met la pagaille dans les familles et  le « Mulleramanana » – comme on l’appelle là-bas -  est donc obligé de revenir en France, brusquement !

 

De retour à Paris, en 1983, le professeur Muller devient étudiant à l’université de Paris Dauphine où il décroche un diplôme d’Expert en Informatique de Gestion.

Cet homme mûr à la barbichette virile, la peau tannée par le soleil des tropiques, exerce un charme dévastateur auprès des cœurs tendres des élèves de sa classe que ses blagues de potache finissent de conquérir, une sensualité débridée s’empare alors de la jeunesse dorée. Les familles de la haute bourgeoisie de Passy protestent vivement et « Michou-le-chouchou » – comme elles l’appelaient -  est donc obligé de quitter le monde de l’enseignement supérieur, rapidement !

 

Formateur et ingénieur conseil en robotique et systèmes de vision chez GSD, Michel met en service des produits Allen-Bradley Robotronics. Ses spécialités techniques et ses exploits féminins lui ont valu d’ailleurs le surnom de Robot-Trop-Nique par des collègues railleurs et quelque peu envieux !

 

En 1989, Michel rejoint l’ANFI, un Centre de Formation Industrielle où il enseigne l’électricité et les automatismes, sur tous les produits du marché sauf Allen-Bradley !

Il prend soudainement conscience de cette grave lacune et rêve de rejoindre Rockwell Automation pour parfaire sa connaissance des automatismes industriels mais surtout pour nous faire profiter de ses histoires désopilantes et de ses aphorismes sur les femmes qui ont construit sa réputation !

 

Le 25 janvier 1993, Michel Muller intègre l’équipe Formation de Rockwell Automation France.

Très rapidement opérationnel, il apporte avec lui : une expérience unique et synthétique mais surtout une disponibilité sans faille, un caractère égal, conciliant, une bonne humeur communicative, une sainte horreur des situations conflictuelles et une franchise aussi qui fait de lui un collègue apprécié de tous.

Il est têtu aussi, le bougre ! Et on a intérêt à fourbir ses armes de convictions pour le faire changer d’avis : nous souhaitons donc bon courage à Madame Muller…

 

Cet ours solitaire, passionné par les jeux vidéo et les bolides sportifs, époux et père attentif, est un modèle de pédagogie, un formateur qui sait s’adapter à tous les auditoires en oubliant ce qu’il sait au profit de ce que les autres doivent savoir.

« Il est trop fort ! » disent les djeune’s : et oui, le fort Muller excelle dans tous les domaines ! Cependant c’est un formulaire en français, car Michel a toujours été allergique à la langue de la Perfide Albion !

 

Quelques informations pour finir :

 

Sachez que Michel Muller se prend pour Dieu : il a appelé sa fille Eve ! Heureusement qu’il n’a pas eu de garçon, il lui aurait arraché une côte pour lui donner une petite sœur !

 

Sachez que Michel Muller se prend pour Fangio : ne soyez pas surpris de le rencontrer du côté de Dax au volant d’une Jaguar, d’une Porsche ou d’une Ferrari, lunettes noires, houppette et barbiche au vent !

 

Sachez que Michel Muller se prend pour le guide Michelin : c’est un épicurien hédoniste, testeur et fournisseur officiel en bonnes adresses d’auberges gastronomiques et d’hôtelleries au confort très « vieille France ».

 

Sachez enfin, que Michel Muller se prend pour lui-même !

 

Non, finalement, Michel Muller, il fallait l’embaucher.

 

Et je suis fier de l’avoir fait.

Publié dans Discours

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